Consommer de manière responsable, c’est quoi ?

La consommation responsable consiste à tenir compte des conséquences sanitaires, environnementales et sociales de nos choix de consommation. Cela se traduit par le choix de produits sains, ayant un impact environnemental réduit et conçus dans des conditions sociales dignes. Consommer responsable comprend également la lutte contre la spéculation sur les biens de première nécessité, ainsi qu’un effort en faveur du recyclage et de la réutilisation des matières premières. Le consommateur responsable n’est pas passif. Il est un véritable acteur social.

On fait parfois la distinction dans la consommation responsable entre:
– la consommation raisonnée,
– la consommation alternative.

Et le phénomène de la consommation responsable n’a pas échappé aux professionnels du marketing qui ont déjà assimilé ces deux styles à deux segments de marché. Ceux qui pratiquent la consommation raisonnée sont qualifiés de LOHAS, acronyme de « lifestyle of health and sustainability », qui peut se traduire par mode de vie centré sur la santé et la durabilité. Et les adeptes de la consommation alternative deviennent des LOVOS, acronyme de « lifestyle of voluntary simplicity », mode de vie centré sur la simplicité volontaire.

La consommation raisonnée

La démarche de la consommation raisonnée se concentre sur les produits proposés au consommateur. Elle se préoccupe de leur qualité, de leur impact sur la santé, de leur cycle de vie et, à travers celui-ci, des conditions de travail, ainsi que du choix des ressources et de leur impact sur l’environnement . Les informations nécessaires sont recherchées surtout sur les emballages des produits. Les labels sociaux, environnementaux, les labels énergie, constituent également des sources d’information essentielles.Les organisations de défense des consommateurs (FRC, Bon à savoir) encouragent cette démarche.

La consommation alternative

La consommation alternative pousse la démarche plus loin, allant jusqu’à s’intéresser à d’autres systèmes de distribution des produits et même adopter un autre mode de vie qui refuse l’hyperconsommation. On parlera alors de simplicité volontaire qui constitue un mode de vie consistant à limiter volontairement sa consommation. L’objectif est de réduire ses impacts sur l’environnement et de mener une vie centrée sur des valeurs non matérialistes, par exemple les valeurs communautaires, familiales, écologiques et spirituelles. Inspirée par des penseurs tels de Tolstoï, Henry David Thoreau ou Gandhi, la simplicité volontaire a été pratiquée depuis longtemps par divers mouvements, notamment la Communauté de l’Arche de Lanza del Vasto. De nos jours des personnes telles que Pierre Pradervand en Suisse et Pierre Rabhi en France s’en sont fait l’écho.

C’est à chacune et chacun de décider où elle/il se situe dans sa démarche. Chailly 2030 ne veut négliger aucun de ces deux types de consomm’acteurs.